A l’heure où la France mise sur le développement de ses start-up, un nombre croissant d’entreprises naissantes sollicitent des directeurs financiers extérieurs à leur structure pour les accompagner momentanément lors des phases initiales de leur développement. Avec en général pour point de mire une étape décisive : la levée de fonds !
Incubateurs, pépinières, accélérateurs, espaces de co-working, etc. Voilà près de deux décennies que les infrastructures d’encadrement et d’accompagnement des jeunes pousses essaiment en France. Une multiplication aujourd’hui appuyée par les pouvoirs publics, à l’heure où l’Hexagone ambitionne de devenir la première «start-up nation» européenne. Récemment, cet écosystème s’est enrichi d’une nouvelle offre de conseil portée par des acteurs issus d’un monde pourtant éloigné, à première vue, de celui des start-up : les directeurs financiers.«Face à un environnement réglementaire et financier de plus en plus complexe, le recours à ces professionnels en tant que consultants est de plus en plus plébiscité par les entreprises naissantes, généralement dépourvues de responsables financiers faute de ressources suffisantes, indique Mikaël Deiller, directeur finance et comptabilité chez Michael Page. Ils y sont appréciés non seulement pour leur connaissance technique des rouages financiers intrinsèques et externes aux entreprises, mais aussi pour leur expertise opérationnelle.»
Des «super-consultants» qui se partagent équitablement en deux catégories. Les premiers sont directeurs financiers à temps partagé : ils ont travaillé plusieurs années comme salariés avant de monter, in fine, leur propre entité de conseil et d’intervenir auprès d’une clientèle diversifiée de petites structures. On en dénombre quelques centaines en France, dont une dizaine est détentrice à ce jour de la nouvelle...