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Les entreprises se mettent en quête de chargés de reporting RSE

Option Finance - 19 Juin 2020 - Anne del Pozo

RSE, ESG

Devant communiquer de plus en plus sur les enjeux ESG, un nombre croissant d’ETI et de grandes entreprises cherchent à s’entourer des services de chargés de reporting RSE. Si les directions développement durable sont le plus souvent directement concernées par ces recrutements, les directions financières le sont également dans la mesure où certains de leurs membres sont amenés à collaborer étroitement avec ces spécialistes.

Dans l’univers de la finance durable, c’est un métier encore largement méconnu, mais qui a depuis quelques mois le vent en poupe. L’an dernier, le cabinet de recrutement Birdeo, spécialisé dans la recherche de talents en développement durable et RSE, indique avoir placé près d’une centaine de chargés de reporting RSE au sein d’entreprises ou de cabinets de conseil. «Les recrutements pour ce type de profils ont, entre 2018 et 2019, augmenté de près de 40 %», constate Caroline Renoux, fondatrice et CEO de Birdeo. Une croissance qui n’avait pas faibli en début d’année et qui, selon les experts, ne devrait pas être remise en cause par la crise du Covid-19. «Une partie des entreprises qui recherchent ce type de candidats sont concernées par l’obligation de mettre en œuvre une déclaration de performance extra-financière (DPEF)», signale Caroline Renoux. Ayant remplacé le reporting RSE en 2017, cette dernière est obligatoire pour les sociétés cotées dépassant 500 personnes et 20 millions d’euros de bilan ou 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, ainsi que pour les sociétés non cotées dépassant 500 personnes et 100 millions d’euros de bilan ou de chiffre d’affaires. «En parallèle, des entreprises qui, bien que non contraintes sur le sujet de la DPEF, s’engagent également dans cette démarche pour répondre aux attentes du marché et de leurs investisseurs», poursuit Caroline Renoux. Selon une étude menée en 2019 par le cabinet de conseil et éditeur de logiciels spécialisé Tennaxia, 87 % des entreprises sondées ont identifié des bénéfices certains à conduire l’exercice de la DPEF, y compris celles qui ne l’ont fait que dans un objectif de compliance.

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