Le secteur de l’assurance cherche à attirer des nouveaux talents et valorise la maturité professionnelle. Les cadres expérimentés, notamment ceux issus de directions financières, peuvent y trouver des voies de reconversion et d’évolution très diverses, les assureurs recrutant aussi bien des juristes que des auditeurs, en passant par des spécialistes de la conformité ou encore des risk managers.
Engagés dans un renouvellement générationnel et créateurs nets d’emplois, les assureurs ont réalisé plus de 20 000 recrutements en 2024. Si près d’un quart sont des alternants, l’âge moyen à l’embauche augmente (à 31,6 ans). D’ailleurs, seules 15 % des offres cadres de la branche sont ouvertes aux jeunes diplômés, contre 30 % dans l’ensemble du marché, parmi 6 000 annonces publiées par l’Apec. L’assurance offre d’autres atouts : les CDI sont majoritaires (61 %), les cadres aussi (53 % des 161 300 salariés), et l’accès au télétravail s’élève à 74 %, indique le dernier Rapport de l’Observatoire sur les métiers et les formations de la branche (ROMA). Dans ce contexte, « s’ouvrir à des profils hors assurance présente des avantages stratégiques réels, explique Karine Stavrevitch, responsable ressources humaines (RH) et recrutement de la MACSF. Elargir le vivier peut être une nécessité qui devient une réponse efficace à la pénurie de talents ».
Pour saisir cette opportunité, les cadres d’autres secteurs d’activité peuvent compter sur le partenariat, renouvelé pour trois ans jusqu’en 2028, entre France Assureurs et l’Apec. Utiliser ses relations est également un levier : « Nous apportons une attention particulière à un candidat hors assurance coopté par un collaborateur qui se porte garant », dévoile la responsable RH et recrutement de la MACSF. Chez Allianz France, « pour notre réseau de conseillers, c’est même un des canaux prioritaires, souligne Didier Etard, directeur du réseau Allianz Expertise & Conseil. Nous offrons une prime de cooptation ».