Dans un contexte de forte digitalisation, les directions financières sont de plus en plus attentives aux compétences IT de leurs collaborateurs. Une expertise recherchée pour sa contribution aux objectifs de performance et son utilité dans la gestion des contraintes réglementaires. Très recherchés, les profils hybrides finance/IT demeurent toutefois rares.
Si la performance financière reste en tête des priorités des DAF depuis plusieurs années, ces dernières doivent aujourd’hui aussi composer avec un environnement économique incertain et des réglementations toujours plus contraignantes, liées notamment à la facturation électronique ou au reporting extra-financier. Dans ce contexte, elles poursuivent et renforcent leur transformation digitale. « Il leur faut désormais arbitrer vite, visualiser précisément les positions de liquidité, anticiper les tensions futures, explique Pierre-Antoine Lesage, managing partner chez Keyman. Ce pilotage nécessite des profils experts en finance capables par exemple de construire une vision prévisionnelle fondée sur des flux réels, contextualisés, augmentés par des outils d’analyse avancée. Parallèlement, l’extra-financier devient partie intégrante de la performance. Il faut un expert capable d’intégrer l’impact non financier dans les outils et la gouvernance pour traduire les enjeux climat en exposition bilancielle, et les risques sociaux en métriques de pilotage. » Au-delà de ces enjeux métiers, les directions financières sont également de plus en plus séduites, et a minima attentives sur les promesses de l’IA et les cas d’usages qu’elles pourront en tirer : IA prédictive pour la trésorerie, copilotes génératifs pour fiabiliser les analyses, algorithmes pour affiner les forecasts. En dépit de ces besoins, seules 1 % des entreprises dispos...