Si les grandes structures misent plutôt sur la mobilité interne, les maisons de taille plus petite continuent à recruter. Elles embauchent essentiellement des gérants et des commerciaux sur des spécialités pointues, avec de l’expérience et un carnet d’adresses.
En 2019, les sociétés de gestion ont profité d’un contexte relativement favorable pour recruter. «L’an dernier, nous avons continué à être sollicités par plusieurs sociétés de gestion qui souhaitaient se renforcer ou lancer de nouvelles activités, confirme Corinne Oremus, directeur général délégué de Vendôme Associés. Le marché de l’emploi a ainsi été relativement dynamique.» Un point de vue partagé par de nombreux cabinets de recrutement. «L’année 2019 a été positive pour les sociétés de gestion qui se rémunèrent sur les encours gérés ; elles ont ainsi pu augmenter leurs effectifs», renchérit Harold Valat, associé chez Vauban Executive Search. Et pour cette année, les spécialistes s’attendent à la même dynamique. «Les recrutements devraient suivre les mêmes tendances en ce début 2020», poursuit Corinne Oremus.
Ce contexte porteur ne concerne pas toutefois toutes les sociétés de gestion. Le marché de l’emploi est relativement segmenté entre les très grandes maisons de gestion et les structures de taille moyenne et petite. Les premières sont engagées dans des problématiques de restructuration et de réduction des coûts, parfois même par le biais de plans sociaux. Cela a été le cas par exemple en 2019 de BNP Paribas Asset Management ou encore d’Ostrum, filiale de Natixis Investment Managers, et d’Axa Investment Managers (IM) en 2018. Ces acteurs privilégient alors la mobilité interne aux recrutements externes. «Les grandes structures, très attentives à l’optimisation de leurs...