Si la réglementation motive souvent la création de nouvelles formations, la gestion d’actifs propose aussi aux professionnels une palette de modules qui répondent aux attentes sociétales, aux innovations technologiques et aux impératifs de performance. Le secteur s’adapte ainsi à de nouveaux enjeux.
Grandes écoles, cycles universitaires spécialisés : la qualité de la formation initiale est essentielle pour la gestion d’actifs. Ainsi, Amundi (plus de 5 500 collaborateurs dans le monde) accueille 1 300 étudiants en stage ou alternance, dont 35 % hors de France. Formations continues et professionnelles ne le sont pas moins dans un monde en mutation et pour une profession réglementée. Toutefois, l’asset management ne dispose pas de données globales en la matière : entre filiales de groupes bancaires ou d’assurance et sociétés indépendantes, elle relève de plusieurs conventions collectives. Anne Delom, directrice formation chez France Invest, précise que dans le capital-investissement, sa structure propose « plus de 100 thèmes de formation, en constante évolution pour anticiper la réglementation. Chaque année, plus de 2 000 professionnels sont formés. C’est notre raison d’être ».
Le prochain panorama de l’emploi, envisagé par l’Association française de la gestion financière (AFG) au second semestre, pourrait à son tour éclairer les leviers favorisant la montée en compétences. Sa branche AFG Formation propose notamment des certifications AMF, généralistes (362 candidats, avec 88 % de réussite) et finance durable (192 candidats, 92 % de réussite en 2025), ainsi que des séminaires, sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT) par exemple. La certification professionnelle généraliste, indispensable pour exercer (en front, middle, back), couvre...