Le crowdfunding offre de nouvelles possibilités de financement aux entrepreneurs. Il convient toutefois de ne pas sous-estimer les pièges qui peuvent surgir, entre autres en termes de complexité de gestion d’un actionnariat diffus et de sortie du capital. L’emprunt apparaît, à ce titre, préférable à la levée de capital. Enfin, si le choix entre plateformes françaises et étrangères est ouvert, celui-ci devra être fait avec discernement.
Par Frédéric Cohen, avocat associé, et Léo Ouazana, avocat, Courtois Lebel.
Introduit en France par l’ordonnance n°2014-559 du 30 mai 2014, le crowdfunding ou «financement participatif» est une nouvelle illustration du phénomène de désintermédiation que permet la technologie d’internet, en court-circuitant les fournisseurs traditionnels de financement que sont les banques et les fonds d’investissement.