Abonnés

Code civil

La condition suspensive : bombe à retardement ?

Publié le 17 octobre 2014 à 17h40

Par Philippe Jacques et Florence Trognon-Dumain, CGR Legal   OPTION FINANCE

Une condition suspensive subordonne la naissance des effets d’un accord à la survenance d’un événement futur et aléatoire. Extrêmement utile, elle peut cependant être d’une manipulation dangereuse. Involontairement le plus souvent, cette condition peut menacer, à elle seule, toute la validité de l’accord qu’elle concerne.

Par Philippe Jacques, avocat associé, et Florence Trognon-Dumain, avocat associé, CGR Legal

1. La condition suspensive ou la réconciliation des contraires

Pour limiter la durée et le coût de négociations, et pour se prémunir d’un changement d’avis de son interlocuteur, mieux vaut ne pas retarder la conclusion d’un accord.

Néanmoins, une bonne maîtrise des risques suppose  des informations, données, études, autorisations, fonds disponibles, etc., avant de s’engager sérieusement.

Logiquement, ces deux séries de considérations s’opposent.

Alors : s’accorder immédiatement, mais un peu aveuglément ? Attendre, au risque que la discussion ne se finalise pas ? Le droit propose divers moyens de résoudre ce conflit, dont la «condition suspensive».

Dans la même rubrique

Abonnés Prix de transfert : quand le risque fiscal devient pénal

Pendant longtemps, les prix de transfert ont été avant tout une affaire de fiscalistes et...

Abonnés Data centers et électricité

Le déploiement des centres de données conduit à s’interroger sur la fourniture d’électricité au sein...

Voir plus

Chargement…