Les baisses d’impôts ciblées de la seconde moitié du quinquennat du Président Hollande peinent à faire oublier la hausse brutale de la pression fiscale des premières années, la concentration de ces impôts sur un nombre toujours plus limité de redevables et le fait que la France fasse partie des champions européens en matière de prélèvements obligatoires. Il est en outre difficile d’écarter tout lien entre la fiscalité française et le taux de chômage, dont la difficile inversion de la fameuse courbe aura coûté au Président sa possible réélection.
Par Olivier Vergniolle, avocat associé, et Romain Daguzan, avocat, Arsene Taxand
Après le renoncement de François Hollande à se présenter à sa propre succession et la défaite de Manuel Valls à la primaire de la gauche, la défense du bilan du quinquennat écoulé a été reléguée au second plan, voire a complètement disparu du débat public.