Abonnés

Sociétés de personnes et droit étranger

Le juge fiscal français n’applique-t-il que le droit fiscal français ?

Publié le 30 octobre 2015 à 15h00    Mis à jour le 30 octobre 2015 à 16h59

Antoine Colonna d’Istria, Freshfields Bruckhaus Deringer   OPTION FINANCE

On croyait cette question réglée depuis la décision rendue par le Conseil d’Etat en assemblée plénière le 24 novembre 2014 (Société Artémis SA). La haute assemblée examinant le traitement fiscal applicable à une opération impliquant une société de droit étranger, jugeait qu’il convenait, dans un premier temps, d’«identifier au regard de l’ensemble des caractéristiques de cette société et du droit qui en régit la constitution et le fonctionnement, le type de société de droit français auquel la société de droit étranger est assimilable». Puis, dans un deuxième temps, le juge fiscal doit, «compte tenu de ces constatations, déterminer le régime applicable à l’opération litigieuse au regard de la loi fiscale française».

Par Antoine Colonna d’Istria, avocat associé, Freshfields Bruckhaus Deringer

Au cas particulier, le Conseil d’Etat avait écarté la thèse du contribuable qui avançait qu’un general partnership du droit du Delaware, bien que doté de la personnalité juridique mais fiscalement...

Chargement…