Depuis plusieurs mois, Nicolas Dufourcq ne cesse de monter publiquement au créneau pour défendre les entrepreneurs, contre la taxe Zucman comme face à la domination américaine et chinoise, tout en regrettant qu’on ne s’attaque pas plutôt à la réduction de la dette sociale française, à laquelle il vient de consacrer un ouvrage. Mais pour le directeur général de Bpifrance, la compétitivité de l’industrie nécessite aussi un changement de logiciel culturel à l’échelle de l’Europe.
Les débats autour du budget ont renforcé, ces derniers mois, le sentiment d’incompréhension des entrepreneurs vis-à-vis des politiques menées à leur encontre. En tant que directeur général de Bpifrance, vous êtes bien placé pour mesurer l’importance, pour l’économie française, du tissu industriel local. Comment avez-vous vu évoluer ce dernier depuis treize ans que vous dirigez cette institution ?