Pour diversifier ses sources de financement et profiter d’un cours de Bourse au plus haut, Rexel a émis en mai dernier ses premières obligations convertibles, pour un montant de 400 millions d’euros. L’opération, sursouscrite dans des proportions quasi records, a permis au distributeur de produits et services pour l’énergie d’obtenir un coupon de 1 %, soit trois points de moins que son dernier emprunt obligataire classique.
C’est une première dans l’histoire financière de Rexel. En mai dernier, le distributeur de produits et services pour l’énergie a émis ses premières obligations convertibles en actions nouvelles et existantes (OCEANE), pour un montant de 400 millions d’euros et un coupon de 1 %. « Nous souhaitions diversifier nos sources de financement, explique Laurent Delabarre, directeur financier de Rexel. L’obligation convertible est un outil qui ne figurait pas encore dans notre dispositif, qui comprend de la titrisation de créances commerciales, un crédit syndiqué, des obligations classiques et des Schuldscheine. Les conditions financières proposées – des taux attractifs et un bon niveau de prime de conversion – nous ont convaincus de l’intérêt de ce type d’instrument, dans un contexte boursier favorable. Les conditions de marché étaient globalement positives depuis le début de l’année, malgré une nervosité ambiante après le début du conflit en Iran. Pour une première émission, nous souhaitions pouvoir sortir dans de bonnes conditions, notamment vis-à-vis des différentes parties prenantes chez Rexel », à commencer par son actionnaire de référence, le fonds Cevian Capital Partners qui détient environ du 20% du capital, la société affichant par ailleurs un flottant de près de 74%. En outre, le moment était particulièrement propice pour ce type d’instrument, avec un marché equity-linked en pleine expansion, notamment après ...