L’entreprise de prise de rendez-vous médicaux en ligne a été sanctionnée par l’Autorité de la concurrence notamment en raison d’une « », celle de son concurrent MonDocteur. Une première, pour laquelle l’Autorité de la concurrence s’est appuyée sur une jurisprudence européenne de 2023 alors que l’acquisition avait été réalisée en 2018.
Les entreprises, notamment les start-up, pourront-elles toujours être rachetées sans que l’acquéreur ne soit sanctionné après coup ? C’est la question soulevée par la décision de l’Autorité de la concurrence concernant Doctolib. En novembre, elle a sanctionné l’entreprise d'une part pour abus de position dominante sur les marchés de la prise de rendez-vous médicaux en ligne et de la téléconsultation (voir encadré) et d'autre part pour l’acquisition, qualifiée de « prédatrice », de son concurrent MonDocteur en 2018. Doctolib a écopé d'une sanction pécuniaire de 4,615 millions d'euros pour la première infraction et d'une amende forfaitaire 50 000 euros s'agissant du second grief. Si la start-up a annoncé faire appel, cette dernière infraction a déjà fait l’objet de nombreux commentaires, et pour cause, il s’agissait d’une première pour l’Autorité de la concurrence.
Dans le détail, il a été reproché à Doctolib d’avoir réalisé l’acquisition de MonDocteur dans le but d’évincer un concurrent et de verrouiller le marché de la prise de rendez-vous médicaux en ligne. En effet, le simple renforcement de la position dominante de Doctolib n’aurait pas suffi, à lui seul, à caractériser un abus. Il fallait donc également démontrer que cette domination du marché était de nature à entraver la concurrence en ne laissant subsister que des concurrents dont le comportement est dépendant de Doctolib. « Pour définir les services concernés, l’Autorité a retenu notamment l’existence d’un marché de la...