Les exigences dans les échanges banque-entreprise montent d’un cran avec la migration des ordres de virement vers un format structuré. Banques comme cabinets de conseil estiment toutefois que la majorité des entreprises ne sont pas prêtes. Elles risquent ainsi de voir des paiements rejetés.
A chaque année son chantier réglementaire : si la vérification du bénéficiaire d’un virement occupait l’esprit des trésoriers l’année dernière, c’est désormais au tour de la migration vers le standard ISO 20022. Le sujet se hisse à la première place des réglementations impactant le plus le métier de trésorier, observe l’Association européenne des trésoriers d’entreprise (EACT) dans son enquête annuelle, loin devant le reporting ESG ou la révision de la directive EMIR.
L’enjeu est de taille : si les entreprises n’ont pas mis à jour le format de leurs virements d’ici au 14 novembre 2026, elles courent le risque qu’ils soient rejetés. Cela fait suite à l’harmonisation des standards voulue par les pays du G20 afin de faciliter la circulation des capitaux à l’échelle mondiale. Le format ISO 20022, dont la syntaxe XML est la référence, a ainsi été retenu comme le standard pour limiter les frictions dans les échanges. Pour une entreprise, la mise à jour concerne tous les virements, domestiques, SEPA et internationaux, ainsi que les virements urgents et les prélèvements.
L’inquiétude des banques
Le rejet d’un virement signifierait pour une entreprise l’impossibilité de régler ses fournisseurs ou salariés. Pour se mettre en conformité, la norme requiert que l’adresse postale du bénéficiaire d’un virement (et celle du donneur d’ordre dans certains cas), transmise par les entreprises à leur banque, passe d’un format « non structuré » à un format « structuré ». « Or, nous constatons que tous nos clients ne sont...