Communauté financière

Bilan

Les 50 qui ont fait l'actualité en 2014 : Entreprises

Option Finance - 5 janvier 2015 - La rédaction d'Option Finance

Assystem – Gilbert Vidal élargit la palette des obligations convertibles

Gilbert Vidal, directeur général délégué finances, Assystem
Gilbert Vidal

Profitant de l’abondante liquidité sur les marchés, Assystem a réalisé, en juillet dernier, une émission innovante. La SSII a en effet levé 160 millions d’euros sous la forme d’obligations convertibles particulières : des «Odirnane». Ce nouveau produit correspond à des obligations remboursables en numéraire et en actions nouvelles et existantes (Ornane) – un instrument déjà utilisé par la société –, dont la spécificité est d’afficher une durée indéterminée. Compte tenu de l’absence de maturité, les Odirnane sont assimilées à des titres hybrides, ce qui permet de comptabiliser les fonds empruntés en capitaux propres. Mais afin d’éviter de verser une prime significative en contrepartie de ce traitement bilanciel attractif, Gilbert Vidal, directeur général délégué finances d’Assystem, a réussi à intégrer dans le produit la possibilité de rembourser les titres en actions, ce qui a permis de réduire le coupon.

BlaBlaCar – Frédéric Mazzella lève 100 millions de dollars auprès de fonds étrangers

Frédéric Mazzella, président, BlaBlaCar
Frédéric Mazzella

Sur le marché du capital-risque français, Frédéric Mazzella, président du site de covoiturage BlaBlaCar, a fait sensation cette année. En effet, le 2 juillet dernier, lors du troisième tour de table de la société qu’il a créée en 2006, ce dernier a rassemblé pas moins de 100 millions de dollars (73 millions d’euros), réalisant ainsi la plus grosse opération de capital-risque de l’année en France. Cette levée de fonds est d’autant plus notable qu’elle implique majoritairement des investisseurs étrangers. Hormis le fonds parisien ISAI, les autres investisseurs (Accel Partners, Index Ventures et Lead Edge Capital) sont tous d’origine anglo-saxonne.

Ceva Santé Animale – Pierre Revel Mouroz finance son LBO sans covenant

Pierre Revel Mouroz, Ceva Santé Animale
Pierre Revel Mouroz

L’amélioration des conditions de financement sur le marché du LBO a largement profité au laboratoire vétérinaire Ceva Santé Animale, qui a bouclé cette année sa quatrième opération de reprise avec effet de levier par son management (MBO). Valorisée 1,6 milliard d’euros, la société doit désormais rembourser un emprunt senior de 700 millions d’euros, pour une marge de 3,5 %. Celle-ci présente une particularité : elle est dépourvue de ratios financiers (covenants). Si la dette «cov-light» est une pratique courante aux Etats-Unis, c’est la première fois qu’une entreprise en émet une entièrement en euros.

Coface – Carine Pichon boucle la plus grosse introduction à la Bourse de Paris

Carine Pichon, directrice financière, Coface
Carine Pichon

Evoqué depuis 2010, le projet de cotation de Coface s’est enfin concrétisé, en juin dernier. Chargée par l’actionnaire Natixis de conduire l’opération aux côtés de Jean-Marc Pillu, directeur général de l’assureur crédit, Carine Pichon, directrice financière du groupe, a bouclé une opération remarquée à double titre. D’abord, il s’agit de la plus importante introduction en bourse de l’année en France avec 957 millions d’euros placés, dépassant ainsi le record de 2013 établi par Numericable (749 millions d’euros). En outre, malgré un environnement de marché empreint d’un regain de volatilité en Europe, Coface est parvenu à placer ses titres dans le milieu de la fourchette de prix initialement fixée, tandis que la quasi-totalité des cotations européennes étaient soit réalisées en bas de fourchette, soit différées.

DBV Technologies – David Schilansky séduit les investisseurs américains

David Schilansky, DAF, DBV Technologies
David Schilansky

Introduit à la Bourse de Paris en mars 2013, le spécialiste des allergies alimentaires DBV Technologies (182 000 euros de chiffre d’affaires en 2013) faisait l’objet d’approches récurrentes de la part d’investisseurs américains. Comme certains d’entre eux ne sont légalement pas autorisés à investir en dehors des Etats-Unis, David Schilansky, le directeur administratif et financier du groupe, a donc décidé de procéder à une double cotation. En levant 133 millions de dollars sur le Nasdaq et Euronext le 22 octobre dernier, DBV a réalisé l’une des plus importantes introductions françaises en bourse de l’année 2014 aux Etats-Unis. Depuis sa cotation, le cours de l’action a progressé de plus de 15 %.

Diana – Olivier Caix maximise la valorisation de sa société

Olivier Caix
Olivier Caix

Six ans après avoir pris la présidence du producteur français d’ingrédients pour l’industrie agroalimentaire Diana, Olivier Caix a réussi à vendre sa société au prix fort. En effet, Diana, qui était détenu par Ardian (Axa Private Equity) depuis 2007, a été repris par son homologue allemand Symrise pour 1,3 milliard d’euros, soit plus de 14 fois son Ebitda 2013. Un multiple particulièrement élevé, puisque la moyenne des valorisations d’entreprises dans des opérations de fusions-acquisitions au niveau européen pour les trois premiers trimestres de 2014 s’est établie à 9,1 fois l’Ebitda, selon les données compilées par Goldman Sachs. En outre, même lorsqu’il s’agissait de reprises avec effet de levier orchestrées par des fonds, les multiples de valorisation n’ont pas dépassé 15 fois l’Ebitda en France l’année dernière. Depuis la réalisation de l’opération, Olivier Caix a quitté ses fonctions, et a été remplacé par Jean-Yves Parisot.

Euronext – Dominique Cerutti mène son entreprise à la bourse

Dominique Cerutti, PDG, Euronext
Dominique Cerutti

2014 aura marqué un tournant pour Euronext et son PDG Dominique Cerutti. En effet, en juin dernier, sept ans après avoir fusionné avec la bourse américaine NYSE, et six mois après l’entrée de celle-ci dans le giron d’Inter-Continental Exchange (ICE), l’opérateur de marché boursier paneuropéen a retrouvé son indépendance en s’introduisant sur ses propres marchés. Une opération qui d’abord laissé sceptiques les investisseurs, comme en a témoigné son prix fixé à 20 euros par action, soit en bas de la fourchette de prix proposée. Néanmoins, grâce à un chiffre d’affaires en hausse de 10,3 % au troisième trimestre, le cours de l’action a grimpé de 26,5 % à l’issue des six mois suivant l’introduction, portant la capitalisation boursière de la société à 1,7 milliard d’euros. Le 22 décembre dernier, Euronext a fait son entrée au SBF 120.

GDF Suez - Isabelle Kocher s’approche du sommet

Isabelle Kocher, directeur général adjoint, GDF Suez
Isabelle Kocher

En 2014, GDF Suez s’est fait remarquer, sur le plan financier, en levant le plus gros crédit syndiqué réalisé en France (5 milliards d’euros en avril) et la plus importante émission au monde de «green bonds», ces obligations dont les revenus sont affectés à des projets de protection de l’environnement (2,5 milliards d’euros en avril). Mais ce n’est pas à ces opérations qu’Isabelle Kocher, directeur général adjoint du groupe en charge des finances, doit sa subite visibilité médiatique : en novembre dernier, cette normalienne agrégée de physique et ingénieur du Corps des Mines a été nommée directeur général délégué, en charge des opérations, c’est-à-dire numéro 2 de GDF Suez. Un poste qui devrait lui permettre de prendre en 2016, à 49 ans, la succession de Gérard Mestrallet à la présidence du groupe.

Genfit - Jean-François Mouney réussit ses débuts dans le SBF 120

Jean-François Mouney, président, Genfit
Jean-François Mouney

Pour le président de la société biopharmaceutique Genfit (6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013), Jean-François Mouney, l’année 2014 s’est révélée extrêmement riche sur le plan boursier. Cotée sur Alternext puis 2009, la société a d’abord été transférée sur Euronext en avril dernier – ce qui lui a valu de remporter le prix Enternext de l’opération financière 2014 –, avant d’intégrer, deux mois plus tard, l’indice SBF 120. Soutenue par les développements favorables de son médicament phare, un anti-cirrhotique, outre-Atlantique, la valorisation de Genfit s’est ensuite envolée, pour atteindre 780 millions d’euros. En hausse de près de 250 %, le titre a même enregistré la meilleure performance de l’année sur le SBF 120, loin devant Montupet (+ 100 %). Depuis son introduction en bourse, la progression boursière de Genfit s’élève à environ 340 %.

Global Resorts - Andrea Bonomi anime la bataille financière sur le Club Med

Lancée en mai 2013, l'offre publique d'achat (OPA) sur le Club Méditerranée n'a toujours pas connu son épilogue ! Initiée par le conglomérat chinois Fosun, elle avait d'abord été bloquée en raison de recours judiciaires, avant d'être finalement autorisée par la justice en... avril 2014. Un feu vert qui a coïncidé avec l'arrivée sur le dossier de l'investisseur italien Andrea Bonomi, déjà actionnaire du groupe. Opposés sur la stratégie à adopter - positionnement sur le segment du luxe et développement en Asie pour Fosun, recentrage sur l'Europe avec une politique de prix davantage "low cost" pour Bonomi -, les deux acheteurs ont placé le Club Méditerranée au coeur d'une des plus longues batailles boursières jamais livrées sur la place de Paris. Le 19 décembre, le match opposait les trois offres d'Andrea Bonomi contre les cinq de Fosun, les dernières surenchères s'effectuant entre 50 et 60 centimes.

Happy Capital – Philippe Gaborieau lance la consolidation du secteur de la finance participative

Philippe Gaborieau, le fondateur de la plateforme bordelaise Happy Capital
Philippe Gaborieau

En annonçant début décembre son souhait de racheter, en partenariat avec FinanceUtile, la plateforme de financement en capital toulousaine Wiseed, Philippe Gaborieau, le fondateur de la plateforme bordelaise Happy Capital, l’un des leaders du marché, a tenté d’enclencher la phase de consolidation du secteur du crowdfunding. Malgré le refus de son concurrent, cette tentative de rapprochement augure ainsi de futures opérations en 2015. Alors que l’activité du financement participatif a doublé au premier semestre 2014 (66,4 millions d’euros de fonds collectés) par rapport aux six premiers mois de l’année 2013 (33 millions d’euros), le nombre d’acteurs de crowdfunding s’est en effet fortement développé l’année dernière. Depuis la publication du décret d’encadrement de l’activité, le 16 septembre dernier, les plateformes ont ainsi multiplié les projets d’immatriculation (Anaxago Lumo, Sowefund, Wiseed, Credit.fr, Lendopolis, Givemedolz et Primus Finance notamment), ou de création (Lendix).

Lafarge-Holcim – Bruno Lafont et Rolf Soiron conçoivent le futur leader du ciment

La Commission européenne a approuvé lundi 15 décembre la fusion entre le cimentier français Lafarge et le groupe suisse Holcim. L’opération, qui prendra la forme d’une offre publique d’échange lancée par Holcim sur son concurrent, au taux d’une action Holcim pour une action Lafarge, est l’œuvre de leurs deux dirigeants, Bruno Lafont et Rolf Soiron. Cette fusion entre égaux élaborée dans la plus grande discrétion doit donner naissance au numéro 1 mondial du secteur (32 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 6,5 milliards de bénéfices) et permettre de dégager 1,4 milliard d’euros de synergies annuelles au bout de trois ans, dont un tiers dès la première année. Si Bruno Lafont va devenir directeur opérationnel du nouvel ensemble (dont la présidence non exécutive sera assurée par le président du groupe suisse), il n’a pas pu empêcher que le siège social de ce dernier soit basé à Zurich, en Suisse.

NGE – Jean-Sébastien Leoni innove sur le marché euro-PP

Jean-Sébastien Leoni, directeur général adjoint en charge des finances, NGE
Jean-Sébastien Leoni

En plein développement depuis l’été 2012, le marché des placements privés en euros a franchi une nouvelle étape en 2014. Jusqu’alors réservé aux groupes disposant d’une qualité de crédit extrêmement solide, celui-ci a en effet entamé son processus de démocratisation. Un mouvement initié en juillet dernier, avec l’émission obligataire du groupe spécialisé dans les travaux publics NGE (1,45 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2013). Menée par Jean-Sébastien Leoni, directeur général adjoint en charge des finances de la société, cette opération représente le premier euro-PP sécurisé jamais émis, c’est-à-dire assorti de sûretés. Grâce à la présence de telles protections, les investisseurs se montrent plus enclins à prêter à des émetteurs davantage endettés, qui n’étaient auparavant pas éligibles à ce mode de financement. Depuis l’émission du NGE, plusieurs ETI ont bouclé des placements sécurisés, comme Moret Industries et OVH. Une tendance qui devrait s’accélérer en 2015.

Numericable-SFR – Thierry Lemaître bat des records avec l’acquisition de SFR

Thierry Lemaître, directeur financier, Numericable-SFR
Thierry Lemaître

Après avoir dirigé, fin 2013, la plus importante introduction en bourse sur la place de Paris, Thierry Lemaître, directeur financier de Numericable, et ses équipes ont à nouveau été fortement mises à contribution en 2014. En rachetant l’opérateur téléphonique SFR à Vivendi, au terme d’une âpre bataille avec Bouygues Telecom, le groupe dont la maison mère Altice est présidée par Patrick Drahi, a d’abord réalisé la principale acquisition en numéraire de l’année, pour un montant de 13,5 milliards d’euros, sur une valorisation totale d’environ 17 milliards d’euros. Afin de financer cette opération de croissance externe, Numericable a bouclé deux opérations remarquées. En avril, le groupe et Altice ont effectué la plus grosse émission obligataire jamais opérée sur le segment high yield en euros, avec 12,1 milliards levés. En novembre, l’opérateur a collecté 4,7 milliards d’euros dans le cadre d’une augmentation de capital, la plus importante de ce type menée par une société non financière française depuis 2003 !

Orange - Ramon Fernandez quitte Bercy pour l’entreprise

Ramon Fernandez
Ramon Fernandez

Si la nomination en septembre dernier du directeur général du Trésor à la direction financière d’Orange a pu surprendre, Ramon Fernandez a bien choisi son moment. Le groupe présidé par Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, a en effet accompli le plus beau parcours boursier de l’année au sein du CAC 40. L’action de l’opérateur de télécommunications a bondi de 57 % en 2014, atteignant un plus haut depuis trois ans, grâce notamment à la bonne résistance de ses marges par rapport à ses concurrents. Le groupe doit néanmoins faire face à un secteur en pleine recomposition depuis le rachat de SFR par Numericable. Même si l’univers est moins policé que celui de la haute fonction publique, il ne devrait pas déstabiliser Ramon Fernandez, habitué à gérer les situations de crise dans le cadre du G20 ou à l’occasion de la renégociation des dettes souveraines européennes. Ancien directeur de cabinet de Xavier Bertrand, ministre du Travail, le nouveau directeur général adjoint d’Orange, en charge des finances et de la stratégie, est aussi réputé pour apprécier le dialogue social. Un atout pour faire accepter les contraintes financières aux salariés du groupe…

PSA - Jean-Baptiste de Chatillon retrouve des marges de manœuvre financières

Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier, PSA
Jean-Baptiste de Chatillon

Le directeur financier de PSA vient de connaître trois rudes années ! Nommé en janvier 2012, alors que le marché automobile connaissait une nouvelle rechute, Jean-Baptiste de Chatillon a d’abord dû prendre des mesures d’urgence (cessions, réduction du besoin en fonds de roulement…) pour enrayer la dégradation du cash, et sécuriser ses financements. Associé en parallèle à la recherche d’un partenaire industriel, il a suivi de près les longues négociations qui ont conduit la famille Peugeot à accepter l’entrée du Chinois Dongfeng et de l’Etat français au capital du groupe, à hauteur chacun de 14 %. L’opération a pris la forme d’une augmentation de capital réservée de 1 milliard d’euros, qui s’est accompagnée d’une émission publique de 1,9 milliard. Ainsi recapitalisé, PSA a obtenu un crédit syndiqué de 3 milliards d’euros. Mais le travail de la direction financière est loin d’être achevé. Doté d’un nouveau président, Carlos Tavares, le groupe s’est donné cinq ans pour achever son redressement. Un objectif qui passe dorénavant par la construction d’une culture non plus seulement axée sur le cash mais aussi sur le résultat.

Publicis - Jean-Michel Etienne reste indispensable au publicitaire français

Jean-Michel Etienne
Jean-Michel Etienne

Elle devait être la plus importante opération de fusion de l’année impliquant une société française. Las, l’échec du rapprochement entre Publicis et son concurrent américain Omnicom a été acté en mai dernier, notamment en raison d’un désaccord persistant sur l’identité du directeur administratif et financier de la nouvelle entité. «Dans la constitution de l’équipe de la holding, nous nous sommes heurtés à une difficulté, d’autant plus importante que John Wren serait resté PDG après trente mois : qui serait le directeur financier ? Nous ne nous sommes pas entendus là-dessus», a ainsi expliqué Maurice Levy, le président du directoire du groupe publicitaire français. Celui-ci voulait en effet placer son propre directeur financier Jean-Michel Etienne. Ce dernier va désormais s’atteler à l’application du nouveau plan stratégique du groupe, à commencer par l’intégration au premier trimestre 2015 de l’agence américaine de marketing Sapient, récemment acquise pour 3,7 milliards de dollars.

Vinci Park – Serge Clémente pilote le plus gros LBO de l’année

En 2014, Serge Clémente, président-directeur général de Vinci Park, a réalisé la plus grosse opération du marché français du LBO. En effet, la reprise par effet de levier de 75 % du capital de son entreprise par Ardian et Crédit Agricole Assurances – le solde restant détenu par la maison mère Vinci Concessions – a valorisé sa société pas moins de 1,96 milliard d’euros. Cette opération se distingue également par le fait qu’elle a été refinancée en quatre mois seulement, ce qui est rare sur le marché du LBO. En effet Vinci Park, qui considérait que la documentation de la dette du montage était trop contraignante, a remplacé au mois d’octobre ses deux tranches de 460 millions d’euros de dette senior par deux tranches obligataires de 500 et de 450 millions d’euros.

Vivendi – Hervé Philippe participe au mariage de SFR et Numericable

Hervé Philippe, Vivendi
Hervé Philippe

Arrivé en décembre 2013 à la tête de la direction financière de Vivendi, l’ancien directeur financier et directeur général du groupe Havas, Hervé Philippe, a activement participé depuis sa nomination à la scission stratégique entre, d’un côté, les activités de médias du groupe, et de l’autre, celles de SFR. Le rachat du deuxième opérateur téléphonique français aura ainsi été l’objet d’une lutte acharnée entre Numericable et Bouygues dès le début du mois de mars, jusqu’à ce que Vivendi retienne finalement l’offre du premier et de sa maison mère Altice, pour 13,5 milliards d’euros, au détriment de celle de Bouygues. Cette opération permet ainsi au groupe présidé par Vincent Bolloré de se désendetter totalement, tout en lui offrant une réserve de trésorerie de l’ordre de 5 milliards d’euros.