Macroéconomie

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Les banques centrales contrôlent la situation

Option Finance - 6 novembre 2020 - Arnaud Lefebvre

BCE, Taux d'intérêt

En dépit des incertitudes qui continuaient de planer vendredi dernier quant à l’issue des scrutins électoraux aux Etats-Unis, les opérateurs de marché n’anticipent aucun mouvement notable sur les taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique au cours des prochaines semaines, ni sur la parité entre l’euro et le dollar. Une situation qu’ils attribuent aux banques centrales, dont les injections massives de liquidités tendent à stabiliser ces marchés.

C’était le scénario le plus redouté par les opérateurs de marché, et il s’est réalisé : un scrutin présidentiel serré aux Etats-unis, donnant lieu à la mise en œuvre de multiples recours judiciaires de la part du camp de Donald Trump. Alors que tous espéraient connaître le nom du vainqueur dans la matinée du 4 novembre, le suspense n’avait toujours pas officiellement pris fin vendredi soir dernier, même si une victoire de Joe Biden semblait acquise. Dans le même temps, un doute persistait également quant à la couleur politique du Sénat américain, les résultats finaux de l’élection partielle qui s’est aussi tenue le 3 novembre n’étant également pas connus – la balance penchait pour le maintien d’une courte majorité républicaine. Les investisseurs détestant l’incertitude, cette situation a provoqué la semaine dernière un regain de volatilité sur certains marchés, notamment actions.

Pour autant, elle n’a pas engendré de mouvements de panique. Bien au contraire ! L’indice de la peur américain, le VIX, est en effet passé d’un niveau de 37 la veille des élections à moins de 30 le lendemain du vote. Quant à son pendant européen, le VStoxx, il a connu une évolution similaire.


Davantage de stimulus monétaire attendu

Ce constat tient au fait que les injections de liquidités dans le système financier et dans l’économie seront substantielles outre-Atlantique, quels que soient le nom du président et la majorité sénatoriale. Alors que le programme de Joe Biden et des démocrates reposait sur un plan de relance de 3 000 milliards...

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