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Des gérants très indécis sur les valeurs américaines

Publié le 8 novembre 2019 à 17h53

Sandra Sebag

Malgré une progression record des actions américaines depuis le début de l’année, les investisseurs restent relativement absents de la classe d’actifs, les cours ayant été principalement soutenus par les rachats d’actions. Ils s’interrogent sur la poursuite de ce cycle de croissance de dix ans et peinent à se positionner par rapport aux rotations sectorielles récentes.

Sauf accident, les actions américaines signeront en 2019 une année de progression record, la hausse étant de près de 23 % à début novembre. Un cycle de hausse qui dure désormais depuis dix ans. Cette trajectoire ne s’est pas pour autant traduite par des flux de capitaux positifs de la part des investisseurs sur la période récente. «La croissance des performances a été principalement soutenue par des rachats d’actions : elles se sont élevées à 1 000 milliards de dollars l’an dernier et devraient être de 800 milliards de dollars en 2019. A contrario, les flux de capitaux sont négatifs», relateVincent Juvyns, stratégiste chez JP Morgan Asset Management.

Plusieurs facteurs retiennent les investisseurs. En premier lieu, les valorisations des actions américaines sont jugées élevées. Elles se paient en moyenne 18,5 fois les bénéfices contre un niveau historique à 15 fois.

Certaines d’entre elles – notamment dans le secteur des nouvelles technologiques – s’échangent à des niveaux de multiples bien plus élevés. «Microsoft est par exemple valorisé à 23 fois les bénéfices de l’an prochain pour une croissance des résultats estimée entre 12 et 15 %», indique François Roudet, gérant chez Lazard Frères Gestion. Si, dans le cas présent, ce niveau peut se justifier par les fondamentaux de la société, certains investisseurs craignent l’instauration d’une nouvelle bulle sur ces valeurs. Une hypothèse alimentée par les récentes introductions en Bourse (voir encadré).

Autre source d’inquiétude : la...

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