La dette infrastructure a démontré sa capacité à résister à la crise sanitaire et financière. Si certains sous-jacents ont été plus impactés que les autres comme le secteur des transports, du côté des instruments financiers, les spécialistes constatent un quasi-retour à la normale. Après un écartement des spreads au plus fort de la crise, ceux-ci se sont resserrés et pourraient revenir au niveau antérieur à la pandémie. Pour autant, le marché de la dette infrastructure est en pleine transformation. La dette junior se développe fortement, tandis que la dette senior enregistre une légère baisse en termes de rendements, même si ceux-ci demeurent encore très attractifs. Dans ce contexte, les initiatives des gérants se multiplient, les approches se diversifient et certaines thématiques gagnent en importance comme le financement de la transition énergétique et numérique. Les participants au Grand Débat d’Option Finance ont détaillé ces évolutions. Ils ont mis l’accent sur le développement de la dette junior, sur les opportunités induites et sur les risques. Ils ont également démontré l’intérêt de la classe d’actifs, dette infrastructure, pour les investisseurs qui, de leur côté, affichent un appétit grandissant pour ces instruments financiers.
- Comment a évolué la classe d’actifs depuis un an ?
- Comment expliquer le développement de la dette junior et quels sont les risques ?
- Quelle est la performance de la dette junior par rapport à de la dette senior ?
- Cette segmentation entre la dette senior et la dette junior correspond-elle aussi à des tailles de fonds différentes ?
- L’évolution des conditions financières pousse-t-elle à l’adoption de taux variables ?
- L’Union européenne souhaite favoriser la transition énergétique et développer les infrastructures vertes, la dette constitue-t-elle un outil adéquat pour cela ?