Si les spreads sur la dette souveraine française sont restés relativement stables depuis la démission du gouvernement, les investisseurs et les gérants ont commencé à réduire depuis plusieurs mois leur exposition à cet actif qui sous-performe dans sa catégorie. Malgré tout, les adjudications se font sans encombre, la dette souveraine française restant un actif incontournable et aux caractéristiques techniques inégalées en Europe.
Points clés
- L’écart de crédit entre la dette française et la dette allemande s’est stabilisé après le vote de la motion de censure et la démission du gouvernement français.
- Les marchés ont déjà intégré le risque politique français ainsi qu’une dégradation de la notation de la France par les agences.
- Les petits institutionnels et les gérants ont réduit leurs expositions à la dette hexagonale en faveur de celle du sud de l’Europe.
- Les grands institutionnels restent exposés pour des raisons réglementaires et considèrent la hausse des spreads comme une opportunité.
- Les caractéristiques techniques de la dette française permettent au pays de se financer à des conditions sans lien avec les fondamentaux macroéconomiques.
La crise politique en France ne sera-t-elle finalement qu’une tempête dans un verre d’eau pour les marchés financiers ? Cette hypothèse semble assez logique au regard des mouvements enregistrés sur...