Pour sauver Credit Suisse, les autorités helvétiques ont organisé un mariage forcé avec la première grande banque nationale, UBS, lésant au passage les détenteurs d’actions et surtout d’obligations AT1. Un grand nombre de gérants parmi lesquels Pimco, BlueBay Asset Management ou encore Lazard Frères Gestion, vont subir des pertes importantes. Certains d’entre eux devraient contester la procédure initiée par les autorités suisses devant les tribunaux.
Comment expliquez-vous le comportement des autorités suisses lors du sauvetage de Credit Suisse ?
Benjamin Marché : Le rachat de Credit Suisse par UBS est un événement exceptionnel. Lors de cette restructuration, entre autres mesures, le prix par action payé aux actionnaires a été fortement réduit...