Les fonds monétaires sont privilégiés par les gérants d’actifs afin d’expérimenter la tokenisation des fonds pour passer ensuite à un stade industriel. Les services potentiels vont bien au-delà de la gestion de trésorerie.
Après BNP Paribas Asset Management ou encore Delubac Asset Management, Amundi accélère à son tour dans la tokenisation des fonds monétaires. La société de gestion a dévoilé le 15 juin dernier ses premières initiatives engagées en la matière au Luxembourg. « Nous possédons deux Sicav luxembourgeoises qui ont des parts tokenisées, indique Patrick Siméon, responsable de la gestion monétaire chez Amundi. La première expérimentation relève d’un proof of concept, avec une souscription réalisée par Caceis, dépositaire du fonds, afin de tester le dispositif. La seconde va plus loin, avec deux compartiments, l’un en euros et l’autre en dollars ». Le groupe a ainsi dépassé le cas d’école, puisqu’une fintech asiatique, Ant International, a souscrit à une part tokenisée en euro et à une en dollar d’un fonds monétaire de droit luxembourgeois. Ces parts sont inscrites sur la blockchain publique Ethereum, avec Caceis en superviseur du processus de tokenisation. Autre exemple : Delubac Asset Management (AM) teste de son côté la tokenisation comme canal de distribution complémentaire, via IZNES. « Les volumes restent très faibles, reconnaît Benoît Vesco, président de Delubac AM, mais le potentiel est important notamment auprès d’une clientèle d’entrepreneurs ». Pour rappel, la tokenisation consiste à représenter une part de fonds sous forme de jeton numérique inscrit sur une blockchain. «Elle permet d’encapsuler les titres dans des jetons qui circuleront ensuite sur ces rails constitués par la blockchain », confirme Stefan Brinaru Head of Digital Assets chez BNP Paribas Asset Management.