La fin des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran est loin d’avoir dissipé les inquiétudes ambiantes, alors que les prévisions de croissance sont globalement revues à la baisse dans le monde, et que la hausse des prix du pétrole et du gaz continue d’alimenter les pressions inflationnistes, poussant les banques centrales à réagir. Ainsi la BCE a relevé de 0,25 point ses principaux taux directeurs le 11 juin, celui des facilités de dépôts passant à 2,25 %. « Les marchés anticipent une nouvelle hausse de taux de la Banque centrale européenne d’ici la fin de l’année. Nous estimons toutefois que la concrétisation de ce scénario dépendra de l’équilibre entre les risques de ralentissement économique et les pressions haussières sur l’inflation en zone euro », soulignait Joëlle Harb, directrice de la gestion obligataire – gamme Octo chez Amplegest après la remontée du taux du 11 juin.
Dans cet environnement volatil, le marché du crédit confirme sa résilience. « Les primes de risque se sont normalisées. Les spreads des obligations d’entreprises sont actuellement revenus à leurs niveaux d’avant le conflit au Moyen-Orient : 75 points de base en Europe pour le segment investment grade et 260 points de base pour le segment high yield », indique Edouard Faure, responsable du crédit chez Swiss Life AM France. Le marché primaire des obligations d’entreprises reste extrêmement dynamique. « Les émissions ont atteint 116 milliards d’euros en zone euro en mai, contre 66 milliards en avril et...