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Financement de la transition énergétique

Les institutionnels se mobilisent

Publié le 10 mars 2017 à 16h44    Mis à jour le 18 janvier 2018 à 10h42

Audrey Spy

Avant la fin du premier semestre, les investisseurs institutionnels vont devoir publier leur premier reporting vert. Si cet exercice peut s’appréhender comme une synthèse des bonnes pratiques déjà établies en matière d’ISR, il implique toutefois un plus grand formalisme et surtout l’instauration d’une politique de financement de la transition énergétique.

Le compte à rebours est lancé pour les investisseurs institutionnels. Avant le 30 juin, ces derniers vont en effet devoir finaliser leur premier reporting vert ! Instauré par l’article 173 de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte dont le décret d’application est paru fin 2015, ce nouvel exercice est réparti en deux volets. Il impose en effet aux investisseurs institutionnels de détailler, dans leur rapport annuel et sur leur site Internet, d’une part, la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur politique d’investissement, et, d’autre part, de dévoiler leur empreinte carbone ainsi que leur stratégie pour participer à la transition énergétique et écologique. Cette loi a été particulièrement bien accueillie par les institutionnels. «Au départ, beaucoup craignaient la publication d’un texte très contraignant, mais in fine, celui-ci s’inscrit davantage dans une démarche d’explication que de coercition», se réjouit Philippe Dutertre, responsable de l’ISR au sein d’AG2R La Mondiale, pilote du groupe de travail ISR de l’Af2i et vice-président du Forum pour l’investissement responsable. Il ne se réfère pas en effet à une méthodologie spécifique ni à un standard de réponse, mais vise surtout à détailler les pratiques en vigueur. «Cette nouvelle obligation de reporting a le mérite de remettre en perspective ce sujet au sein des instances de gouvernance des institutions, confie Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. Ces dernières, en particulier celles qui n’avaient pas encore pris le virage de l’ISR, doivent désormais véritablement en discuter et instaurer une stratégie en la matière.»

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