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Thierry Brevet, directeur des investissements de The West of England

«Nous souhaitons élargir la diversification de notre portefeuille financier.»

Publié le 9 septembre 2016 à 17h47    Mis à jour le 10 octobre 2016 à 12h31

Audrey Spy

Installée au Luxembourg, la compagnie d’assurances mutuelle maritime gère 600 millions de dollars. Déléguant surtout sa poche obligataire, elle souhaite travailler avec davantage de sociétés de gestion.

Quelles sont les spécificités de The West of England ?

The West of England est une très ancienne compagnie d’assurances mutuelle maritime puisqu’elle a été fondée il y a près de 190 ans au Royaume-Uni. Elle assure aujourd’hui plus de 3 000 bateaux, essentiellement des navires transportant des marchandises, du pétrole, du gaz (vraquiers, méthaniers, porte-conteneurs…), mais aussi quelques bateaux de croisière. La société, constituée sous forme d’association mutuelle, n’a pas pour objectif de réaliser des profits, mais de couvrir la responsabilité civile de ses membres – des armateurs – à travers des couvertures dites Protection & Indemnité ou P&I, aux meilleures conditions de coûts et d’assistance. Depuis 1970, le siège social est basé au Luxembourg, mais l’essentiel de nos activités de souscriptions et de règlements des sinistres sont à Londres ou à Hong Kong où sont historiquement implantés les courtiers spécialisés dans ce type de risques. Exclusivement internationale, l’activité d’assurance P&I s’effectue depuis très longtemps en libre prestation de services. D’ailleurs, l’essentiel de nos membres sont en Grèce, au Moyen-Orient, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Scandinavie et en Asie. Avec 211 millions de dollars de primes émises l’an passé, The West of England représente 6 % du marché assez fragmenté du P&I qui compte au total 13 mutuelles, appelés Clubs, principalement anglais mais aussi scandinaves, américains ou japonais. Ces 13 Clubs sont regroupés au sein de l’International Group of P&I Clubs qui offre un second niveau de mutualisation des risques entre Clubs et permet d’atteindre in fine des niveaux de protection de plusieurs milliards de dollars adaptés aux besoins du commerce maritime mondial. 

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