Pour Pascal Coret, directeur adjoint du département gestion des placements en charge des segments obligataires à la Caisse des dépôts, la hiérarchie traditionnelle des rendements entre émetteurs souverains et corporate est remise en cause. Pour autant, il n’envisage pas de réallocation massive entre les deux classes d’actifs de la part des grands institutionnels.
Certaines grandes entreprises s’endettent désormais à un coût inférieur à celui de l’Etat français. Ce décalage surprend les commentateurs des marchés financiers. Comment l’interprétez-vous ?
Ce phénomène de resserrement significatif entre les taux des dettes souveraines et des dettes d’entreprises fait l’objet de nombreux commentaires depuis quelques semaines, en particulier depuis les...