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Quelles valeurs refuges face à la crise ukrainienne ?

Publié le 8 mars 2022 à 16h15

Sandra Sebag

Dans un contexte pourtant miné par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les gérants restent exposés aux marchés actions. Ils arbitrent en faveur des sociétés en croissance et des marchés américains qu’ils considèrent comme des valeurs refuges. L’or est également plébiscité, et dans une moindre mesure les matières premières, car toutes ne sont pas éligibles à l’ensemble des fonds.

Près de 10 % de baisse pour l’Euro Stoxx 50 en une semaine au 4 mars, près de 9 % pour le CAC 40 et le Dax… Quelques jours après son déclenchement, la guerre entamée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine a fait plonger les marchés actions européens. Et ce n’est pas fini. Si pour l’heure, cette situation hautement conflictuelle n’a pas, à proprement parler, entraîné un krach financier, les espoirs d’une issue rapide semblent s’amoindrir. Les conséquences devraient ainsi être importantes sur la conjoncture mondiale et sur les marchés financiers.

Le Fonds monétaire international (FMI) a alerté le 5 mars dernier sur les effets potentiellement dévastateurs de la guerre russe en Ukraine sur l’économie mondiale. Pour l’institution internationale, la flambée des prix de l’énergie et des matières premières devrait accentuer les pressions inflationnistes ainsi que les pénuries. Le FMI s’inquiète aussi de l’impact des sanctions appliquées à la Russie sur l’économie mondiale et les marchés financiers, ainsi que sur les effets collatéraux qu’elles devraient avoir sur d’autres pays.

« La devise américaine constitue la valeur contracyclique par excellence quand les grandes classes d’actifs sont orientées à la baisse»

Alain Corbani Gérant spécialisé dans les matières premières ,  Finance SA

Des obligations qui ne jouent pas leur rôle

Dans un tel contexte, difficile de trouver des valeurs refuges à même de protéger les portefeuilles. En effet, les obligations d’Etat qui servent traditionnellement d’instruments de couverture ne sont pas indiquées dans un contexte inflationniste, et donc de hausse potentielle des taux d’intérêt. « Avant le déclenchement des hostilités, l’heure était déjà à la fin des politiques monétaires accommodantes et au...

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