Introduire une dose de capitalisation dans les régimes complémentaires et renforcer l’épargne à long terme dans les PER : l’AFG et Fondact ont tout à tour renouvelé leurs propositions dans la perspective de la réouverture du débat sur la réforme des retraites, en amont des présidentielles.
Dix ans après son premier livre blanc qui avait conduit à la création des plans d’épargne retraite (PER) par la loi Pacte, l’Association française de la gestion financière (AFG), revient avec de nouvelles propositions, avec le double objectif d’introduire une part de capitalisation dans la retraite complémentaire des futurs retraités du secteur privé et de booster ce PER. « Nous avons travaillé sur le deuxième et le troisième piliers, afin de faire monter en puissance la capitalisation en France, indique Laure Delahousse, directrice générale de l’AFG. Autrement dit, agir sur les pensions complémentaires obligatoires et volontaires des salariés du secteur privé. » Quelques jours plus tôt, à l’occasion des 11es rencontres pour le partage de la valeur, le Fondact publiait ses nouvelles propositions en vue d’encourager l’épargne longue au sein des dispositifs de partage de la valeur à travers le PER.
Point commun de ces nouvelles propositions : elles ne visent que les pensions complémentaires obligatoires et volontaires. Ni les propositions de l’AFG, ni celles du Fondact ne touchent à la retraite de base, le premier pilier organisé par l’Etat, qui, en France, demeure totalement fondé sur la répartition, même si le nouveau livre blanc de l’AFG souligne les mutations d’autres pays vers la capitalisation.
«Nos propositions sont des solutions à creuser que doivent s’approprier les politiques.»
La bascule d’un point de cotisation
La première et principale proposition de l’AFG de consacrer une part des cotisations retraites à la capitalisation vise le pilier 2 du régime des salariés du privé. Concrètement,...