Premium

Interview

« Toute réforme qui encourage la détention d’actions est la bienvenue, car elles sont essentielles au financement de l’économie. »

Publié le 2 mai 2024 à 11h02

Sandra Sebag   OPTION FINANCE  Temps de lecture 4 minutes

Questions à Olivier Héreil, directeur général adjoint de BNP Paribas Cardif en charge de la gestion d’actifs.

Quelle est l’allocation d’actifs en grande masse du fonds en euros de BNP Paribas Cardif ?

Nous sommes investis dans une fourchette comprise entre 80 et 85 % dans les obligations, les 15 à 20 % restants étant répartis pour moitié environ entre l’immobilier et les actions. Nous incluons, dans le volet actions, les titres cotés et non cotés ainsi que les infrastructures.

Le non-coté a-t-il toujours représenté une part importante de vos allocations ?

Ces classes d’actifs sont montées en puissance progressivement ces dernières années. Le capital-investissement ou encore les infrastructures sont des actifs de long terme qui correspondent à l’horizon de notre passif, mais ils sont limités par leur illiquidité. La part dévolue aux actions a décliné ces dernières années. Celle-ci ressortait à 12 % en 2021, mais a été volontairement réduite à moins de 9 %. Nous avons également d’un point de vue stratégique augmenté nos investissements en obligations qui bénéficient d’un meilleur rendement avec la hausse des taux d’intérêt au détriment des actions.

La baisse des investissements est-elle également liée à la directive Solvabilité 2 ?

Avant l’entrée en vigueur de cette directive, nos allocations en actions cotées étaient deux fois supérieures à ce qu’elles sont actuellement et dépassaient les 15 %. Actuellement, nous n’utilisons pas pour le moment la possibilité de bénéficier d’un coût en capital allégé de 22 %, car le dispositif est trop complexe. Par conséquent, toute réforme qui permettrait de simplifier la procédure et encourage la détention d’actions est la bienvenue, car les actions sont essentielles au financement de l’économie. Notons que lorsque les taux d’intérêt étaient négatifs, la rentabilité des actions liée notamment au versement des dividendes était bien supérieure aux obligations, il aurait été très utile de pouvoir investir davantage dans cette classe d’actifs.

Vient de paraitre

Dossier spécial

DOSSIER SPÉCIAL

Les 50 sociétés de gestion qui comptent - Sélection 2026

Malgré un environnement géopolitique chahuté et un bouleversement des actifs recherchés par les…

La rédaction de Funds et d'Option Finance 26/05/2026

Dossier spécial

DOSSIER SPÉCIAL

Les 50 sociétés de gestion qui comptent - Sélection 2025

La grande majorité des acteurs présents dans l’édition 2025 ont réalisé, l’an dernier, une collecte…

La rédaction de Funds Magazine et d'Option Finance 26/05/2025

L'info asset en continu

Chargement en cours...

Nominations

Voir plus

Dans la même rubrique

Premium Total portfolio approach : un nouveau paradigme pour les institutionnels ?

Le fonds de pension californien CalPERs a officiellement adopté, début juillet, les principes de la...

Premium Thomas Rivron, AG2R La Mondiale : «L’initiative Tibi a eu le mérite d’augmenter les investissements des assureurs dans la tech. »

Lancée en 2020, l’initative Tibi, qui vise à drainer les investissements des institutionnels vers...

Après le climat, la finance cherche sa méthode pour le vivant

Longtemps éclipsée par le climat, la biodiversité s’impose désormais comme un nouveau terrain...

Voir plus

Chargement…