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Parole d'expert

"Un ETF pour s’exposer au marché en plein essor des obligations vertes"

Publié le 10 mars 2017 à 12h42    Mis à jour le 10 mars 2017 à 16h24

Communiqué

Pour François Millet, responsable du développement des produits ETF et indiciels chez Lyxor Asset Management, il est judicieux de se positionner sur cette classe d’actifs par le biais de fonds indiciels.

On constate un intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour les produits financiers qui contribuent à l’effort en faveur de l’environnement…

L’écologie s’invite de plus en plus dans le débat public, comme on a pu le constater lors de la tenue de la COP21 à Paris fin 2015. Les Etats comme les entreprises s’engagent pour limiter le réchauffement climatique. Par ailleurs, de nouvelles réglementations apparaissent pour formaliser les engagements en faveur de la protection de l’environnement. Ainsi, en France, l’article 173 de la loi relative à la transition écologique et énergétique (dite TEE) du 17 août 2015 prévoit, pour les investisseurs institutionnels ayant plus de 500 millions d’euros de bilan consolidé, des obligations de reporting sur leurs pratiques d’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs politiques d’investissement. Ils doivent insérer dans leurs portefeuilles des produits permettant d’en limiter l’empreinte carbone globale. A défaut, ils sont tenus d’expliquer les raisons pour lesquelles ils ne se sont pas conformés à cet impératif (c’est ce qu’on appelle le principe du «comply or explain»).

Dans ce contexte, quels avantages présentent les obligations vertes, ou green bonds ?

Avec ces obligations, l’investisseur a la certitude que le produit de l’émission sera intégralement affecté à des mesures d’adaptation aux changements climatiques, et notamment à des projets visant à limiter les émissions de carbone (construction de bâtiments à énergie positive, installation de systèmes de production d’électricité solaire…). La procédure de contrôle de l’utilisation des fonds se fait au moment même de l’émission, puis grâce à un reporting annuel sur leur allocation effective et ce, jusqu’à la maturité de l’obligation. 

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