La crise liée à la pandémie de Covid-19 aura-t-elle vaincu les dernières réticences à l’égard de l’investissement responsable ? Si de nombreuses études avaient déjà démontré que l’intégration des critères ESG dans les processus de gestion ne détruisait pas de performance, la récente crise a surtout permis de mettre en évidence la résilience des entreprises les mieux notées, voire leur surperformance.
- Cette crise a-t-elle révélé ou confirmé les atouts d’une gestion intégrant les critères ESG ? Quel bilan faites-vous de ce premier semestre ?
- Cette crise va-t-elle accélérer le développement des fonds intégrant les critères ESG et les fonds ISR ? Les investisseurs seront-ils plus demandeurs de ce type de produits ?
- Si ces valeurs focalisent l’attention des gérants, cela ne risque-t-il pas de poser un problème de valorisation et donc de gestion ? Une bonne notation ESG justifie-t-elle un PE élevé ?
- Vous parlez de valeurs cycliques avec de bons scores ESG. Cependant, la plupart des fonds ESG et ISR ont un biais croissance. Peut-on construire un portefeuille ESG ou ISR sans biais ?
- Dans vos contacts avec les managements des entreprises, avez-vous constaté des changements depuis la récente crise, notamment chez ceux qui n’avaient pas encore saisi toute l’importance de l’enjeu ?
- Comment l’investisseur, notamment le client privé, peut-il s’y retrouver dans l’offre actuelle ? L’intégration des critères ESG dans un processus de gestion est-elle suffisante pour qualifier un fonds de «responsable» ?
- Une harmonisation est-elle envisageable par thématique pour que les investisseurs puissent en effet comparer les fonds en termes d’impact ?
Cette crise a-t-elle révélé ou confirmé les atouts d’une gestion intégrant les critères ESG ? Quel bilan faites-vous de ce premier semestre ?
Françoise Cespedes
Chez Aviva Investors France, notre gamme intègre les critères ESG dans toutes les classes d’actifs. Par ailleurs, 17 de nos fonds ont déjà obtenu le label ISR, et nous avons également lancé des fonds...