Pour les émetteurs français, le marché obligataire s’est montré particulièrement animé au cours de la première semaine de l’année, s’agissant aussi bien des financières que des corporates. JC Decaux a émis 600 millions à six ans (à 5 %), la filiale de Renault RCI Bank 750 millions à trois ans et demi (4,625 %), Engie choisissant pour sa part une émission green, pour un total de 2,75 milliards (voir p.•8). « Pour les émetteurs corporate français, l’activité est bien plus forte que début 2021 ou début 2022, et le flux devrait se poursuivre jusqu’à la troisième semaine de janvier – début de la “quiet period” avant la publication des résultats•–, si l’on en juge par les mandats que nous avons reçus », souligne Blaise Bourdy, responsable des émissions de dettes pour les sociétés non financières chez Société Générale CIB, pour la France, la Belgique et le Luxembourg. Cela s’explique par un contexte de marché favorable, après la publication d’indices macroéconomiques plutôt meilleurs que prévus, s’agissant de l’inflation et de la croissance. « Les entreprises estiment que la fenêtre actuelle est intéressante, alors que la situation économique risque de se dégrader au cours des mois à venir, avec la perspective d’une récession, relève Blaise Bourdy. En outre, en 2022, un certain nombre de financements ont été reportés en raison d’un contexte beaucoup plus difficile, il y aurait donc un effet rattrapage. »
L'info financière en continu
Chargement en cours...
Les dernières Lettres Professionnelles
PWC SOCIÉTÉ D'AVOCATS
TVA – Douanes : panorama des enjeux actuels et futurs
PWC SOCIÉTÉ D'AVOCATS