La part des critères non financiers dans la rémunération des directeurs généraux et des PDG progresse dans la politique de rémunération 2022, selon le rapport de l’AMF sur le gouvernement d’entreprise. Pour les dirigeants de 50 grandes entreprises françaises étudiées par le régulateur, elle représente 26 % des critères de la rémunération variable annuelle et 21 % des critères de la rémunération variable de long terme. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est l’objectif extra-financier le plus fréquemment utilisé et représente, en poids médian, 10 % de la rémunération variable. Plusieurs dirigeants ont aussi une part variable indexée sur l’atteinte d’un certain pourcentage de femmes au sein du management, représentant, en valeur médiane, 5 % du variable.
Le régulateur constate toutefois que le taux d’atteinte des critères non financiers est souvent élevé. L’AMF recommande, à ce titre, aux sociétés de s’assurer du caractère « exigeant » de leurs objectifs et de le justifier.