CONJONCTURE

Les entreprises sur leurs gardes

Publié le 21 octobre 2022 à 17h52

NAU, Valérie    Temps de lecture 2 minutes

Les chefs d’entreprise ont encore le moral mais il n’est pas sûr que cela dure. Tel est le sentiment qui se dégage de la dernière enquête menée par le cabinet de recouvrement Arc avec l’Ifop. Certes, les dirigeants interrogés s’attendent (à 64 %) à ce que leur croissance progresse de 2 % en 2022. Mais 49 % estiment qu’un délai de un à deux ans sera nécessaire pour effacer les effets des différentes crises sur leur santé financière. Ils sont surtout inquiets pour leurs clients : 56 % pensent que l’arrêt progressif du « quoi qu’il en coûte » se soldera chez ces derniers par une augmentation du nombre de dépôts de bilan, notamment parce qu’ils ne pourront pas faire face au remboursement de leurs créances. Pour l’instant, le danger ne semble pas venir des retards de paiement, passés de quinze à douze jours. Toutefois, les entreprises sont unanimes (80 %) à considérer que les délais de paiement pourraient devenir une variable d’ajustement. A tel point que 50 % des PME refusent déjà de répondre aux appels d’offres émis par le secteur public. Pour limiter les dérives, 73 % des entreprises seraient favorables à la création d’une notation spécifiquement centrée sur les délais de paiement. Une idée à laquelle le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le•Maire, s’est déclaré favorable lors de la présentation de l’enquête, assurant que les services de Bercy allaient y travailler.

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