Selon la dernière enquête de l’Insee sur les chiffres de 2020, les 5 429 firmes multinationales françaises emploient 6,6 millions de personnes à l’étranger, où elles réalisent à travers leurs 48 600 filiales (hors services non marchands et filiales bancaires) la moitié de leur chiffre d’affaires consolidé, soit 1 257 milliards d’euros. Et parmi les 190 pays où elles sont implantées, les Etats-Unis (4 900 filiales), l’Allemagne (4 000 filiales) et le Royaume-Uni (3 600 filiales) concentrent un quart des filiales françaises à l’étranger, et 36 % du chiffre d’affaires consolidé. Si on ajoute la Chine, l’Espagne et l’Italie, ces pays représentent à eux six plus de la moitié du chiffre d’affaires consolidé (53 %).
Concernant les effectifs salariés dans ces filiales à l’étranger, les Etats-Unis (682 000 salariés), le Brésil (474 000 salariés) et l’Inde (442 000 salariés) sont les pays qui en comptent le plus. A eux trois, ils réunissent 24 % des emplois à l’étranger des multinationales françaises. Au niveau de l’Union européenne, l’Allemagne (438 000 salariés), l’Espagne (389 000 salariés) et la Pologne (262 000 salariés) sont en tête du nombre de salariés des filiales françaises. L’étude note par ailleurs que le coût salarial par tête est significativement plus élevé dans l’UE (45 000 euros par an) que dans le reste du monde (33 900 euros par an), mais reste largement inférieur à celui des filiales implantées en France (62 800 euros par an).