Moody’s met en garde les émetteurs non financiers. Face à la perspective de voir le conflit russo-ukrainien s’étendre sur de plusieurs mois et celle d’un maintien des sanctions internationales contre la Russie durant au moins deux ans, l’agence de notation s’attend à ce que le mouvement de hausse des prix des matières premières, des taux d’intérêt et de l’inflation se poursuive. Et qu’il vienne, par ricochet, affecter la solidité financière de nombreuses sociétés. Selon ses évaluations, environ 25 % des près de 4 000 sociétés non financières qu’elle note dans le monde pourraient ainsi être prochainement confrontées à des « tensions importantes ». Ce risque concerne particulièrement celles qui évoluent dans des secteurs dépendant des dépenses de consommation (biens durables, jeux, hébergement, restaurants, foncières gérant des centres commerciaux…) et celles dont la trésorerie est fortement exposée aux prix des matières premières énergétiques et/ou agricoles. Moody’s estime que 45 % des entreprises de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique appartiennent à un groupe d’émetteurs faisant face à des risques modérés (41 %) ou élevés (4 %). Une part sensiblement supérieure à celle des autres régions : celle-ci n’atteint que 23 % en Amérique du Nord (respectivement 20 % et 3 %), 24 % en Amérique latine (21 % et 3 %) et 26 % en Asie-Pacifique (19 % et 7 %).
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