Le géant de l’asset management, Amundi, a prévenu qu’après une année remarquable à bien des égards, avec des changements profonds de régimes macroéconomiques, les risques resteraient multiples en 2023, entre tensions géopolitiques et inflation persistante. La croissance mondiale devrait tomber à 2,2 %. « Les marchés sont de plus en plus déconnectés les uns des autres et n’en sont pas au même stade d’intégration des informations », estime Vincent Mortier, group chief investment officer d’Amundi. Le chemin aurait déjà été parcouru pour le marché des taux, avec des indices de volatilité ayant battu des records en 2022. Les obligations retrouveront leur qualité d’outil de diversification et une allocation de portefeuille 60 % actions et 40 % obligations redevient attractive.
En revanche, l’ajustement n’aurait pas encore été opéré sur les marchés d’actions. « Il y a peu de vendeurs sur ce marché, gouverné par des flux techniques », remarque Vincent Mortier. Les actions seraient ainsi encore surévaluées de 20 %. Le CIO explique également le déclassement de la quasi-totalité de sa gamme de fonds article•9 SFDR vers l’article•8, moins contraignant, par un environnement réglementaire particulièrement irritant de par sa complexité.