La croissance du PIB a été nulle au cours du premier trimestre 2022, par rapport aux trois mois précédents, selon l’Insee. L’Institut de la statistique prévoyait encore, le 16 mars, une croissance de 0,3 %. Source d’inquiétude, la guerre en Ukraine a contribué à ce coup d’arrêt à la progression du PIB. Elle a été pour partie à l’origine de la chute de la consommation des ménages, en recul de 1,3 %. Mais l’aspect psychologique n’est pas seul en cause. Si les achats des Français ont baissé – y compris la consommation alimentaire, qui ne diminue que très rarement•–, c’est aussi en raison de l’inflation, qui a atteint 4,5 % en mars, érodant fortement leur pouvoir d’achat. Selon les estimations de BNP Paribas, le pouvoir d’achat (évolution des revenus moins hausse des prix) aurait baissé de 0,6 % au cours du premier trimestre 2022. Hors crise sanitaire, il faut remonter au premier trimestre 2018, marqué par une inflation relativement élevée et une hausse des prélèvements obligatoires (CSG), pour retrouver une telle baisse. Elle était alors conjoncturelle, un redressement ayant eu lieu les trois mois suivants, ce qui risque fort de ne pas être le cas cette année.
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