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Allocation géographique

Et si le Japon réussissait enfin à sortir de la récession ?

Publié le 6 septembre 2013 à 15h22    Mis à jour le 12 novembre 2013 à 11h31

Pierre Gelis   Funds

Nouveau gouvernement, nouvelle politique, nouveau gouverneur de la banque centrale, le Japon se donne les moyens de sortir de la récession dans laquelle il se débat depuis plusieurs décennies. Echaudés par les tentatives précédentes, les investisseurs font preuve de circonspection.

Une nouvelle fois, le gouvernement nippon se propose de sortir le pays de l’ornière de la récession en recourant à l’injection de liquidités et à un plan d’investissement dans les infrastructures. Cela fait un moment que l’économie de l’archipel ne fonctionne pas très bien. Malgré des taux d’intérêt très bas, l’économie ne parvient pas à sortir de la défl ation. Autre trait spécifique au Japon : ni les phases de reprise de l’économie mondiale ni celles de régression ne semblent avoir de prise sur son avenir. Dans ces conditions, beaucoup d’investisseurs doutent de la capacité de Shinzo Abe à gagner son pari. D’autant plus que le parti auquel le Premier ministre appartient est celui qui a été au pouvoir presque sans discontinuité depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Compte tenu d’un niveau d’endettement qui dépasse déjà 200 % du produit intérieur brut, les possibilités de sortie ne sont pas légion : attendre la reprise de l’économie mondiale, voire une résurgence de l’infl ation pour gommer une partie de la dette et des intérêts, ou au contraire relever les taux d’intérêt pour attirer les capitaux étrangers. Quant à la répudiation de la dette, elle n’est guère envisageable, dans la mesure où ce sont les ménages japonais qui l’achètent année après année. D’où la dernière voie possible, finalement retenue dans le programme de campagne de Shinzo Abe : faire baisser le yen et relancer l’inflation. Pour cela, le nouveau Premier ministre a accéléré le passage de témoin à la tête de la Banque du Japon, où un nouveau gouverneur, Haruhiko Kuroda, est chargé de porter l’inflation à 2 % dès 2014 et à mettre en oeuvre un plan de «quantitative» easing illimité.

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