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Immobilier

La crise sanitaire a accéléré les mutations du bureau

Publié le 26 mars 2021 à 15h55

Audrey Corcos   Funds

L’immobilier de bureau est confronté à de multiples défis : la crise sanitaire a fortement développé le recours au télétravail, rendant inutiles certaines surfaces. A cela s’ajoute un besoin accru de services de la part des usagers, qui se tournent vers des espaces plus qualitatifs. Le secteur doit également affronter une intensification de la réglementation environnementale.

Le bureau demeure un actif attractif pour les investisseurs. Néanmoins, il doit être repensé dans le cadre général d’une évolution de la relation avec les locataires. Pérenniser cette relation est déterminant dans un environnement instable.

L’année 2020 a marqué un tournant pour le marché du bureau en France. D’après Cushman & Wakefield, la demande pour les bureaux franciliens a baissé de 45 % en 2020 pour atteindre un peu plus de 1,3 million de mètres carrés placés. Ce niveau est historiquement bas sur les vingt dernières années. Au quatrième trimestre, les taux de vacance se sont établis en moyenne à 6,5 % en Ile-de-France, et varient entre 4,3 % à Paris (3,4 % à Paris QCA) et 10-11 % à La Défense, dans le croissant ouest et en première couronne nord.

D’après CBRE, la demande placée en province s’est élevée à 824 300 m² en 2020, soit un recul de 40 % sur un an. Cette tendance met fin à sept années de croissance. Même si 2019 constituait une année record, le recul s’établit à 20 % en comparaison avec la moyenne décennale. Néanmoins, le niveau relativement contraint du taux de vacance régional (5 %) reflète les fondamentaux sains de ces marchés.


Un intérêt cependant toujours marqué pour ce segment

Le bureau est historiquement la classe d’actifs privilégiée par les investisseurs, car il est assez peu contraignant à gérer en matière de turn-over des locataires ou d’impayés. En dépit de la crise sanitaire, il demeure au centre de leur attention. Une récente enquête de Colliers International met en avant que 98 % des investisseurs vont accroître la part de leurs investissements consacrés à l’immobilier en 2021 et que les bureaux restent leur cible privilégiée.

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