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Les produits structurés n’ont pas fini de surprendre

Publié le 2 juin 2017 à 14h55    Mis à jour le 2 juin 2017 à 16h29

Pierre Gélis   Funds

Au fil des années, les produits structurés et les fonds protégés ont évolué, non seulement en fonction des conditions de marché, mais aussi afin de répondre à une demande de plus en plus disparate. Devenus des outils d’allocation d’actifs au service de la gestion des patrimoines financiers, ils exigent que leurs souscripteurs leur consacrent un minimum de temps et d’effort de compréhension pour qu’ils puissent atteindre leur pleine efficacité.

Malgré un environnement adverse, les produits structurés continuent à séduire de nombreux investisseurs. Les équipes de recherche déploient des trésors d’ingéniosité pour répondre aux besoins d’une clientèle qui devient plus diverse, alors que le niveau très bas des taux d’intérêt limite fortement le potentiel de gain de ces produits.

En effet, lorsque les taux d’intérêt étaient élevés, les gestionnaires pouvaient investir le capital dans des actifs sans risque comme les OAT, afin de restituer la totalité du capital in fine, tandis que l’actualisation des intérêts futurs de ce capital pouvait être investie dans un actif optionnel risqué de type actions. L’asymétrie permise par ces produits qui offrent une garantie en capital tout en visant la participation au gain d’un actif risqué répondait à un besoin réel. Ce besoin n’a pas disparu avec la baisse, voire l’absence de rémunération de l’actif sans risque. Pour répondre à ce défi et disposer d’une poche pouvant être investie dans l’actif risqué, les gestionnaires ont progressivement allongé la durée de vie initiale de leurs produits et ne garantissent plus la totalité du capital initial. «Dans le contexte actuel de taux bas, voire négatifs, les produits structurés sont conçus sur des périodes de placement plus longues, de l’ordre de huit à neuf ans, lorsqu’ils comportent une protection à 90 % à l’échéance. En raison de ce risque en capital, la cible de clientèle devient plus étroite», reconnaît Josselin Lécuyer, responsable structuration de la gestion protégée chez THEAM.

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