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Marc Basselier, responsable des obligations convertibles, UBP Asset Management (France)

«L’option dans les convertibles reste l’intérêt de la classe d’actifs»

Publié le 6 février 2019 à 16h25

Pierre Gélis   Funds

"Les convertibles européennes sont devenues très défensives. Par voie de conséquence, investir dans cette classe d’actifs représente un risque limité, car la croissance économique reste relativement robuste et les perspectives des entreprises correctes."

Que se passe-t-il sur les convertibles européennes ? Cette classe d’actifs semble beaucoup subir des vents contraires.

A l’instar des obligations convertibles, la majorité des classes d’actifs réalise des performances négatives en 2018. En revanche, le comportement des convertibles est relativement en ligne avec ce qu’on pouvait attendre car, en Europe, nous avons été trop habitués à un environnement dans lequel la volatilité et le risque étaient peu valorisés en raison du quantitative easing de la BCE. La banque centrale a acheté une énorme quantité de papiers obligataires, ce qui a diminué la perception du risque sur cette classe d’actifs, et par contagion sur les actions. Aujourd’hui, avec la remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis et l’arrêt des achats de la BCE, on revient vers une valorisation du risque. Simplement, on n’y était plus habitués. Les baisses sont en ligne avec une correction classique et, d’ailleurs, la volatilité n’est pas non plus remontée à un niveau extrêmement élevé.

Comment expliquer la rapidité de la correction alors que la BCE va maintenir une politique monétaire accommodante et notamment réinvestir les coupons et tombées d’échéance ?

Le marché anticipe un environnement macroéconomique un peu moins favorable, un écartement des spreads et une différenciation des risques. Il y a bien une défiance dans ces mouvements de ventes généralisées qui peuvent représenter un risque plus important. Les obligations convertibles y sont confrontées de part le risque crédit porté sur les émetteurs et de part le risque actions à travers l’option de conversion. Cette défiance rend maintenant la classe d’actifs beaucoup plus attrayante, car on retrouve des niveaux de valorisation plus en ligne, alors qu’en début d’année elles avaient une valorisation...

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