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Distribution

Obligations convertibles, une classe d’actifs incontournable

Publié le 2 février 2018 à 9h46

Catherine Rekik   Funds

Malgré des atouts indéniables tels que la capacité, sur longue période, de surperformer les actions avec une volatilité plus faible, la classe d’actifs est encore peu présente dans les allocations. Mais si l’on anticipe une poursuite de la hausse des marchés actions, les obligations convertibles sont un actif parfait pour en profiter. D’autant que, du fait de sa faible duration, la convertible est également moins sensible à la remontée des taux qu’une obligation classique.

Après une année 2016 compliquée en matière de performance et de collecte, les obligations convertibles ont repris des couleurs l’an dernier sans toutefois parvenir à enclencher une véritable tendance acheteuse. Les souscriptions sur les fonds européens de convertibles se sont élevées à 1 milliard d’euros en 2017, contre 9 milliards de flux sortants un an auparavant, mais, sur le marché des fonds de droit français, l’année s’est terminée sur une décollecte de plus de 740 millions d’euros, principalement dans la catégorie convertibles euro. C’est donc, selon SIX Financial Information, un «millésime en demi-teinte» qui s’achève, avec d’un côté des performances mieux orientées qu’en 2016, mais, de l’autre, des investisseurs peu enclins à s’intéresser durablement à la classe d’actifs.

Comment expliquer qu’une classe d’actifs qui permet de bénéficier des deux tiers de la hausse des marchés actions tout en offrant un bon parachute à la baisse ne séduise pas plus les investisseurs ? En tout cas, très peu la clientèle privée, comme le constate Damien Vermonet, responsable de la gestion convertibles chez Ellipsis AM : «La classe d’actifs attire en premier lieu les investisseurs institutionnels, notamment ceux qui sont contraints par Solvency II, car elle leur permet de s’exposer aux marchés actions. L’intérêt du grand public se manifeste surtout au travers des services de conseil ou de gestion fournis par les banquiers privés, où le travail d’allocation d’actifs est le même que celui des investisseurs institutionnels».

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