La Chine, ce partenaire commercial que l’on ne peut pas boycotter…
Les exportations chinoises de biens sont en hausse de 5,5 % en 2025, portant son excédent commercial à 6 % du PIB !
La Chine occupe désormais une position dominante sur un nombre sans précédent de produits échangés dans le monde (730 avec plus de 50 % de part de marché), ce qui lui confère un pouvoir de marché unique parmi les grandes économies. Cette domination repose sur une montée en gamme rapide. Les machines, équipements électriques et électroniques représentent désormais plus de 40 % des exportations. Batteries, véhicules électriques et panneaux solaires illustrent une spécialisation soutenue par des politiques industrielles de long terme. Parallèlement, la Chine s’est imposée comme un acteur central des chaînes de valeur asiatiques : une part croissante des exportations de l’ASEAN incorpore de la valeur ajoutée chinoise.
Face aux droits de douane américains, les flux se redirigent sans s’effondrer. La baisse des ventes vers les Etats-Unis est compensée par la progression vers l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Cette résilience repose sur un triptyque clair : positions dominantes, spécialisation technologique et intégration régionale profonde. Elle alimente toutefois des tensions croissantes, liées à l’ampleur des excédents, aux risques de surcapacités et aux fragilités internes de la demande chinoise, posant la question de la soutenabilité du modèle à moyen terme.
Christian Parisot est conseiller économique auprès du prestataire de services d'investissement Aurel BGC, dont il a été préalablement responsable de l’ensemble de la recherche, et Chef Economiste entre 2006 et 2021. Titulaire d’un diplôme universitaire, il a débuté en 1996 sa carrière d’économiste de marché à la Caisse Centrale des Banques Populaires (devenue ultérieurement Natixis) avant de rejoindre Aurel un an plus tard.
Christian Parisot