Le risque est dans la productivité du travail, pas dans l’inflation !
Les pays développés ont connu, à la sortie de l’épidémie, une inflation brutale. La désorganisation des chaînes d’approvisionnement et les changements de comportement de consommation des ménages expliquent ce choc. Les banquiers centraux ont tout fait pour « réajuster » l’offre à la demande et atténuer ces tensions inflationnistes. Mais un élément d’incertitude persiste : la faiblesse de la productivité du travail. Malgré le ralentissement économique, les entreprises continuent d’accroître leurs effectifs : elles produisent moins avec plus de bras !
Ce constat pose plusieurs problèmes : une hausse des coûts salariaux qui peut alimenter une inflation plus durable et une croissance à long terme des économies révisées à la baisse. La solidité actuelle du marché du travail rassure la soutenabilité de la croissance de l’économie, mais inquiète quant aux risques inflationnistes et les marges des entreprises. Le véritable choc économique post-Covid n’est pas l’inflation post-Covid mais la faiblesse persistante de la productivité du travail. Comment expliquer ce phénomène, durable ou temporaire ? Le débat est ouvert entre économistes.
Christian Parisot est conseiller économique auprès du prestataire de services d'investissement Aurel BGC, dont il a été préalablement responsable de l’ensemble de la recherche, et Chef Economiste entre 2006 et 2021. Titulaire d’un diplôme universitaire, il a débuté en 1996 sa carrière d’économiste de marché à la Caisse Centrale des Banques Populaires (devenue ultérieurement Natixis) avant de rejoindre Aurel un an plus tard.
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