Les entreprises françaises semblent avoir pris la mesure de l’importance de la data pour le développement de leurs activités, mais également pour la réalisation de reportings financiers et non financiers. Toutefois, rares sont celles à s’être dotées en interne d’équipes data musclées. La plupart se contentent de recruter un CDO (chief data officer), éventuellement doté d’une petite équipe, et externalisent une très grande partie de leurs problématiques data auprès de cabinets de conseil spécialisés.
Un chief data officer (CDO) seul peut difficilement embrasser la totalité des sujets data. Même doté d’une équipe dédiée, il doit pouvoir composer avec des problématiques transverses. Voilà pourquoi la plupart des entreprises ont choisi de ne pas intégrer leur CDO dans une direction, mais de le faire travailler en lien avec l’ensemble des métiers. Il est ainsi extrêmement rare de voir ces spécialistes data exercer au sein de la direction financière. Il en va de même pour l’ensemble des data scientists. « Beaucoup de grands groupes ont essayé d’intégrer des data scientists au sein des directions financières explique Virginie Mathivet, modern data manager chez TeamWork société de conseil en technologie. Mais il apparaît qu’ils se retrouvent très souvent isolés et ne peuvent partager les bonnes pratiques avec leurs collaborateurs. Par ailleurs, au sein d’une direction financière, la charge de travail d’un data scientist est rarement suffisante pour constituer un temps plein. En interne le data scientist est donc souvent multidomaine et ne dépend pas d’une direction métier en particulier. »
Pour autant, toutes les entreprises et les directions financières semblent avoir acté l’importance de la gestion et de l’analyse de la donnée dans leur conduite business. De fait, les avancées offertes par une fine analyse des données, couplée à des modules d’intelligence artificielle sont colossales. Si pour l’heure, les grandes entreprises utilisent la donnée à des fins descriptives et...