Longtemps réservé aux institutions financières et au secteur pharmaceutique, le compliance officer trouve désormais sa place dans de nombreuses entreprises et différents secteurs d’activité. Une démocratisation notamment portée par les évolutions réglementaires relatives à la conformité. Les candidats sont en conséquence très recherchés.
En dix ans, les équipes de compliance officers ont doublé voir triplé, notamment dans les banques, les sociétés de gestion ou chez les assureurs. « Chez Michael Page Banque, la moitié de nos recrutements portent sur cette fonction, contre un tiers il y a quelques années seulement, constate Renaud Garnier, senior executive manager chez Michael Page. Après un marché atone en 2020 en raison de la Covid, les recrutements de compliance officers ont en effet fortement augmenté ces deux dernières années. Cette reprise est notamment portée par une vague de départs suite à la période Covid, qu’il a fallu remplacer, une restructuration du marché ainsi qu’un contexte réglementaire fortement impactant. » Les réglementations relatives par exemple au devoir de vigilance, à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), à la propriété intellectuelle et au droit concurrentiel ou encore les récentes sanctions internationales à l’égard de la Russie obligent en effet les entreprises à se mettre en conformité. L’évolution du marché a également été portée ces deux dernières années par le Brexit, suite auquel des banques, des sociétés de gestion ou encore des asset managers ont choisi de s’installer à Paris et de recruter en nombre des spécialistes de la conformité. « Ce contexte et les différentes réglementations génèrent des besoins en compétences diverses et évolutives, ce qui contribue également à tendre le marché », précise Renaud Garnier.
Paradoxalement,...