L’évolution réglementaire ainsi que la pression sociétale poussent les métiers de la finance à prendre part aux politiques RSE de leur organisation ou de leur secteur d’activité. Pour relever ce défi, ils ont besoin de monter en compétences sur ces sujets. Les organismes de formation, universités et syndicats professionnels l’ont d’ailleurs bien compris, qui renforcent leur catalogue de formations dédiées à la finance durable et/ou verte.
Avec la montée en puissance de la taxonomie verte et le projet de future taxonomie sociale portée par l’Union européenne, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont désormais incontournables pour les investisseurs mais également pour les entreprises. D’ailleurs, les trois quarts des entreprises cotées à la Bourse de Paris ont mis en place un comité chargé de la RSE au sein de leur conseil d’administration, contre à peine la moitié en 2019. Selon le Climate Bonds Initiative, les émissions d’obligations vertes finançant des projets respectueux de l’environnement devraient atteindre les 5 000 milliards de dollars d’ici à 2025. Parallèlement, d’après le cabinet de recrutement spécialisé dans le développement durable, Birdeo, le nombre d’offres d’emploi disponibles sur ce marché a bondi de 25 % en 2022. Une tendance qui devrait se maintenir, voire s’accentuer, cette année. « Alors que globalement le marché de l’emploi dans la finance est particulièrement tendu en ce moment, les jeunes auront d’ailleurs tendance à privilégier les entreprises qui ont une posture ESG pertinente et engagée », souligne François Beaume, vice-président Amrae en charge de la formation et des étudiants et directeur risques et assurances chez Sonepar. Si ces différentes évolutions et tendances vont ouvrir la voie à de nombreuses opportunités pour les professionnels de la finance (banque, assurance, finance d’entreprise) elles illustrent également la nécessité de faire évoluer les métiers et compétences des financiers pour faire face à ces nouveaux défis.