En recherche de talents, les licornes, fintechs, start-up et entreprises innovantes chassent de façon très offensive les meilleurs profils financiers. Si la prime à l’embauche peut être réelle, l’intégration au sein de ces entreprises aux cultures de groupe parfois singulières peut désarçonner les financiers les plus chevronnés. Ils doivent savoir transmettre leur culture financière à des opérationnels qui en sont souvent éloignés.
Les offres d’emploi au sein des entreprises de croissance sont nombreuses. Par définition, celles-ci sont amenés à croître vite. Pour les accompagner, elles sont donc en recherche d’un directeur administratif et financier (DAF), véritable bras droit du dirigeant, à même de structurer rapidement la fonction finance. « En véritable sparring-partner, le CFO interagit quotidiennement avec le dirigeant et l’accompagne sur l’ensemble des sujets structurants de l’entreprise », explique Philippe Millot, directeur associé au sein du cabinet de recrutement Arrowman Executive Search, spécialiste du recrutement de CFO par approche directe. Son portefeuille est aujourd’hui composé à 40 % d’entreprises de croissance, contre 5 % seulement il y a trois ou quatre années.
De réelles opportunités d’embauche
Toutes les entreprises ne recrutent pas au même niveau. « Le profil recherché est fonction du niveau de maturité de l’entreprise. A leur création, les entreprises de croissance se font accompagner par un expert-comptable, parfois externe et missionné de façon ponctuelle. Lorsque l’entreprise grandit, il n’est pas rare qu’elles recrutent un directeur administratif et financier, souvent un profil junior chargé notamment de les accompagner dans leur première levée de fonds. En phase d’IPO, ces entreprises se structurent davantage encore avec des DAF plus chevronnés à même de porter un discours financier à l’interne et à l’externe », détaille Matthias Collot, associé, expert-comptable, membre du comité exécutif du groupe Exponens....