Dans un marché de l’emploi particulièrement tendu pour les fonctions financières, la phase d’intégration des nouveaux candidats est essentielle et doit permettre de limiter le turnover. Une démarche qui fait de nouveau la part belle au présentiel.
Selon une étude réalisée dans le cadre du Guide des salaires Robert Half 2022 et publiée en mars, 51 % des dirigeants constatent aujourd’hui un turnover supérieur à celui constaté avant la crise sanitaire. 71 % des dirigeants français se disent préoccupés par leur capacité à retenir les collaborateurs de valeur. « La rétention des nouveaux candidats est un enjeu d’autant plus important pour les métiers de la finance d’entreprise que, sur ces profils, le marché de l’emploi est particulièrement tendu, affirme Olivier Audibert, consultant senior audit et expertise comptable chez Fed Finance. Le recrutement doit donc se faire de manière à gérer la “volatilité” des candidats. »
Dans ce contexte, la phase d’intégration des nouveaux arrivants est primordiale et il convient de ne pas la négliger, voire de l’anticiper. « Sur le marché de la finance, un salarié sur trois signant une promesse d’embauche ne prend pas son poste, constate Jérôme Blanc, senior manager chez Robert Half Aix-en-Provence. Pendant ses mois de préavis, le candidat peut en effet continuer à entreprendre les démarches de recherche ou rester à l’écoute du marché pour éventuellement trouver encore mieux que la promesse d’embauche qu’il a signée. »
Selon Robert Half, la période d’intégration commence donc de manière imperceptible dès l’entretien de recrutement, et se termine à la fin de la période d’essai. D’après le cabinet de recrutement, il s’agirait d’ailleurs de l’une des principales évolutions des processus...