L’alternance n’a jamais été autant sollicitée par les entreprises et les étudiants. Un plébiscite lié aux aides mises en place par le gouvernement au début de la crise de la Covid, mais également au développement de l’employabilité des étudiants qui suivent ces parcours. Cet engouement pourrait toutefois être freiné par l’arrêt programmé des aides de l’Etat les plus importantes à la fin de l’année.
Selon le gouvernement, 718 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2021, soit 36,6 % de plus qu’en 2020. Un nouveau record historique, après celui déjà enregistré en 2020, avec 525 600 nouveaux contrats. En deux ans et malgré la crise sanitaire, le nombre d’apprentis a ainsi quasiment doublé. Selon une étude de la Dares, le recrutement des alternants dans la finance et l’assurance a ainsi augmenté de 4 % en 2020, soit un point de plus qu’en 2019. Il y a fort à parier que la croissance s’est accélérée dans ce secteur en 2021 et 2022.
Ce succès de l’apprentissage s’explique notamment par la réforme de la formation professionnelle de 2018 ainsi que par l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis mis en place par l’Etat au plus fort de la crise sanitaire à l’été 2020, dans le cadre du Plan « Un jeune une solution ». Une aide qui prendra fin au 31 décembre 2022, et qui a permis de maintenir la dynamique de recrutement des jeunes en alternance pour les rentrées étudiantes 2020, 2021 et 2022 (voir encadré). Le fort rebond de l’économie en 2021 a également poussé les entreprises confrontées à des difficultés de recrutement à se tourner vers l’apprentissage.
«Les aléas et le manque de visibilité sur les politiques de prise en charge n’aident pas à se projeter ; nous avons besoin de consolider cette dynamique naissante, encore fragile, de l’apprentissage dans les universités et grandes écoles.»
Les grandes entreprises, premières à réagir
« Très clairement, les aides ont très largement contribué à la forte augmentation des...